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Front à l’ONU contre les discriminations liées à l’orientation sexuelle

A l’initiative de la Nouvelle Zélande, un appel cosigné par un nombre important de pays a été adressé au Président de la Commission des Droits de l’Homme à l’ONU, qui achève les travaux de sa 61ème session, pour l’adoption d’une résolution s’opposant aux discriminations et aux violences liées à l’orientation sexuelle.

Toutefois, nous sommes encore loin d’une condamnation des discriminations et violences homophobes et lesbophobes dans la charte des droits fondamentaux des Nations Unies. La Commission avait entamé l’examen d’une résolution, présentée par le Brésil, intitulée « Droits de l’homme et orientation sexuelle » (E/CN4/2003/L92). La résolution n’avait pas été adoptée en 2003 et 2004 lors des précédentes sessions et bn’a pas plus été présentée à la session actuelle.

Bien qu’à l’initiative de la résolution, le Brésil n’a pas cosigné le texte ainsi que les Etats-Unis et aucun pays africain. La majorité des pays européens alliés à des pays des autres continents se sont joints à l’appel.

Les signataires déclarent au Président de la Commission des Droits de l’Homme que « Nous ne pouvons pas ignorer les preuves croissantes des violations sérieuses aux droits de l’Homme contre des individus sur la base de leur orientation sexuelle (.). Personne ne peut douter que dans beaucoup trop de régions du monde, des individus sont privés de leurs droits à la vie, à la santé et à l’absence de la torture et de la violence. Ces violations de droits de l’Homme ont été portées à notre connaissance, et nous devons en répondre. Rester silencieux revient à pardonner certaines des plus odieuses formes de discrimination »

Ils poursuivent en estimant « contraire à la dignité humaine de forcer un individu à changer d’orientation sexuelle ou à opérer une distinction contre lui de ce fait. Et, il est répugnant qu’un Etat tolère la violence contre des individus. Tous les états doivent exercer toute diligence pour empêcher, enquêter, poursuivre et punir les auteurs de violences commises contre des individus en raison de leur orientation sexuelle », concluant que « Cette Commission doit confirmer le principe de la non-discrimination (…) Nous espérons que cette Commission ne sera pas silencieuse plus longtemps encore. »

Il ne convient pas d’avoir de grand espoir concernant le sort de cet appel, toutefois il lie les pays signataires quant au fait que cela devient un objectif affiché, et quant aux autres, ils seront soit invités à se prononcer sur cet appel soit à justifier leur opposition.

Liste des pays signataires de l’appel : Andorre, Argentine, Autriche, Belgique, Canada, Chili, Chypre, République Tchèque, Danemark, Estonie, Finlande, France, Allemagne, Grèce, Guatemala, Islande, Irlande, Luxembourg, Mexique, Nouvelle Zélande, Pays Bas, Norvège, Portugal, République de la Corée, Roumanie, Slovénie, Espagne, Suède, Suisse, Royaume-Uni de la Grande-Bretagne et de l’Irlande du Nord, l’Uruguay et le Venezuela.

EN SAVOIR PLUS

61ème session de la Commission des Droits de l’Homme de l’ONU

Le texte de l’Appel sur le site de L’ILGA (Anglais) : www.ilga.org

Le site de l’ILGA France : www.ilga.org

Le site onusien présentant la 61ème session : www.ohchr.org




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